Restaurant mexicain vend couteaux à steack

Depuis des années nous avons tenté d’alerter, de sensibiliser les élus de notre territoire. Documents, preuves, témoignages à l’appui. Et, dans le même temps, pendant des années, l’action a continué, opiniâtre comme les mouvements de marée, solide comme un phare au large.

Cet état de choses n’est plus possible : les conditions minimales nécessaires ne sont pas remplies pour que La Capitainerie puisse mener son action correctement, de façon sûre et avec le minimum vital de sérénité. Le maillon manquant est bien identifié : un soutien réel de notre territoire proche, la communauté de communes Entre Dore et Allier et/ou les communes qui la composent.

Après plus de dix-huit mois d’attente nous avons finalement été reçus pendant une quarantaine de minutes, en réunion, à la Communauté de communes, le 12 septembre.

Nous avons indiqué que nous n’étions pas en mesure de faire une rentrée et que nous suspendions donc l’accueil de représentations.

Il ressort de cette réunion qu’une saison culturelle est jugée précieuse sur ce territoire,  que la Communauté de Communes ne pourrait en mettre une en place, mais qu’elle estime ne pouvoir aller au delà de son soutien actuel à La Capitainerie, qui correspond à une contribution annuelle de 0,25€ par habitant, donc très en dessous de la norme (voir encadré). Quitte donc à voir disparaître La Capitainerie, seule saison culturelle de son territoire, dont les élus approuvent pourtant l’action...

Il s’agit ni plus ni moins que d’un choix politique : pour peu que la majorité des élus communautaires accordent quelque importance à l’existence d’une saison culturelle sur le territoire qu’ils représentent,  ils sont parfaitement en mesure de conserver celle qui existe depuis maintenant vingt-cinq ans.

Pour l’heure, le Conseil Communautaire d’Entre Dore et Allier ne fait pas ce choix. Nous estimons qu’il se trompe.

Quant à nous, nous n’abandonnons pas la partie et, si nous sommes conduits à suspendre la face la plus visible de notre action, nous restons, d’une part, au service des artistes, et d’autre part, déterminés à convaincre.